PEUPLES DU FROID

HiMALAYA, Mongolie, sibérie

Réalisé par Jacques DUCOIN

Document-Terre a aimé.

Connaissant le travail de ce réalisateur, on s’attendait à être ébloui. On l’a été, au delà de nos espérances. Jacques Ducoin avec ce film intitulé Peuples du froid nous a donné des frissons d’admiration face à ses périples sur terres gelées que peu d’entre nous auraient pu vivre. Que d’émotions également dans ces retrouvailles avec des amis rencontré 25 ans plus tôt aux confins du Zanskar.

Au nord ouest de la Sibérie, dans la péninsule du Yamal, vivent les Nenets, peuple d’éleveurs de rennes. Depuis des siècles, ils suivent leurs troupeaux du sud vers le nord, puis du nord vers le sud suivant les saisons. Aujourd’hui encore leurs coutumes ancestrales perdurent malgré le géant Gazprom qui envahit de plus en plus de pâturages, le réchauffement climatique qui les atteint de plein fouet, les jeunes qui ne reviennent pas forcément dans la toundra après leur scolarité et le manque de femmes qui se fait déjà sentir… Il faut être fort pour être Nenets, mais ils aiment se dire : “tant qu’il y aura des rennes, il y aura des Nenets…”

 

Après ce partage intense avec les Nenets, l’auteur se dirige vers le nord de la Mongolie, à la frontière sibérienne, terre chamanique par excellence ou il y rencontre le peuple Tsaatan et quelques chamans. Puis sur le lac Khövsgol gelé, perle bleue de la Mongolie, également surnommé le petit Baïkal, il vous fait découvrir le festival de glace qui réunit toutes les minorités environnantes. Un véritable caléidoscope de costumes,  de couleurs et de jeux.

 

Le Zanskar se situe au nord de l’Inde dans l’État du Cachemire, à 3700m d’alitude. En hiver, pendant huit mois, cette région est totalement coupée du reste du monde, car les pistes muletières et l’unique route traversant les hauts cols enneigés sont fermées. Pendant les mois les plus froids, janvier et février, le seul moyen d’accéder à cette vallée, est de marcher entre les gorges sur la rivière Zanskar gelée, appelée Chadar. L’hiver 1995, Jacques et son fils David, ont vécu une expérience unique en empruntant ce parcours accompagnés de leur ami Tashi et de quelques villageois. Aujourd’hui, à l’orée de ses 70 ans, l’auteur a décidé de refaire ce périple avec son fils et son ami Nono, dessinateur bien connu des bretons, pour retrouver la famille de Tashi. 

Un voyage périlleux, des retrouvailles émouvantes au cœur de l’Himalaya !