Synospis – Congo, terre des Pygmées (Philippe Prudent)

L’histoire que Philippe Prudent vous propose a débuté en 2010. En tournage pour la chaine de télévision TV5Monde, il se rend tout d’abord dans le centre du pays. Il y découvre le majestueux fleuve Congo et ses affluents sur lesquels vit une population assez surprenante puisqu’ici on ne vit que sur l’eau ou presque. Dans la région de la Cuvette, dans le nord du Congo, s’étendent les eaux du large fleuve Congo. La terre y est généreuse, la forêt d’un vert intense, et le tout a comme un goût de paradis. En apparence. Car l’endroit est le théâtre d’une rivalité sans pitié entre deux localités. L’une, Bonga, autrefois rayonnante, ancien comptoir colonial, est devenue un village d’une poignée d’âmes, difficilement localisable sur la carte. L’autre, Mossaka, jadis insignifiante, montre aujourd’hui une ascension économique éclair qui fascine la jeunesse des alentours. Bonga doit faire face à un exode rural massif et au déclin de sa principale activité, la pêche, tandis que Mossaka, galvanisée par la construction d’une digue géante, la ville étant inondée une grande partie de l’année, est confrontée à une modernisation effrénée et son lot d’imprévus.
Philippe Prudent a été conquis par ce bout d’Afrique, ses images et le discret humour qu’il y instille en témoignent. Rien d’étonnant qu’il ait alors poursuivi son aventure plus au nord à la rencontre des premiers habitants de cette région d’Afrique Equatoriale, le peuple des pygmées.
Les pygmées représentent une minorité en République du Congo, pays majoritairement habité par des bantous. Ils ont su jusqu’ici conserver un mode de vie ancestrale, mais comme la plupart des peuples autochtones, l’inévitable confrontation avec le monde moderne pourrait entrainer à terme leur disparition. Conscient de ce risque, le gouvernement congolais cherche à intégrer cette communauté en profonde mutation tout en préservant ses coutumes.

Le documentaire évoque en détail l’expansion des campagnes congolaises grâce à ses ressources naturelles. Considérés comme les gardiens de la forêt et des traditions les pygmées y sont garants d’une exploitation censément responsable. Le film de Philippe s’en fait l’écho sur un ton optimiste, illustré par des scènes ethnographiques particulièrement riches.

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